PETIT APERÇU DE L’INDE
Que dire? Que la période d’adaptation pour Marguerite et moi est plus longue? Que Juliette et Richard sont comme des poissons dans l’eau? Qu’Éloïse et Nicolas, eux, pourvu qu’il y ait des animaux à voir, qu’on dose les visites de temples, musées et châteaux et qu’au menu ils puissent trouver quelques mets occidentaux, ils sont heureux!
Nous sommes au cœur d’un périple au Rajasthan, contrée désertique et royaume des maharajas. Le dépaysement est total. On croise sur les routes chameaux, mulets, chevaux, vaches sacrées. On rencontre des gens souriants, accueillants. Mais nos repères sont loin derrière. Il nous faut nous laisser apprivoiser par l’Inde tout autant qu’il nous l’apprivoiser. Une espèce de tango à travers la poussière, les détritus, les gravats, les excréments de tous ces beaux animaux qui jalonnent les rues des campagnes comme des villes. Nous logeons ce soir dans une charmante guesthouse de Birkaner, ville de 530 000 habitants, une ville quoi. Et bien, sur un trajet de 3 km, dans la vieille ville, rues étroites, foule bigarrée : 44 vaches, 29 chiens, 3 chèvres. Et c’est sans parler du temple des rats de cet après-midi, mais ça, je vous le réserve pour un autre jour…
Je vous laisse, je m’en vais célébrer vingt ans de mariage. En 1993, il faisait aussi beau à Jean-Jeune qu’ici aujourd’hui. Mais un peu moins chaud… Bonne nuit






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